Gérard Garouste par Ranjit Hoskote

Traduction d’un essai publié dans The Other Side, cat. exp., National Gallery of Modern Art (New Dehli), 2020.

Garouste s’approprie le mythe. Il déploie les mécanismes de la peinture d’histoire. Il se délecte de l’ambiguïté de la parabole et de l’oracle. Les événements et les protagonistes de ses tableaux étant chacun de nature incertaine, fluctuante, nous ne pouvons que travailler avec les indices qu’il nous laisse.

Ranjit Hoskote, “Dialogues avec la Sphinge : Réflexions sur l’art de Gérard Garouste”, in Gérard Garouste – The Other Side, cat. exp., National Gallery of Modern Art (New Dehli), 2020.

Garouste trouve de la sorte une échappatoire à sa propre époque. Il rejette le présentisme arrogant de l’art contemporain : la conviction qu’a ce dernier d’incarner l’étape ultime d’une longue succession téléologique de courants artistiques à travers les âges qu’il aurait tous supplantés.

Ibid.

En revisitant la virtuosité maniériste avec ses saints distendus et martyrs étirés vers le ciel, ses groupes de courtisans allongés ou à l’inverse raccourcis de manière dramatique, Garouste soumet les protagonistes de ses peintures aux plis et replis d’un origami yogiste élaboré.

Ibid.
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